Deux heures de téléphone, de conversation téléphonique. On s'est dit pleins de choses. Je lui ai raconté mes histoires de mon grand-père et les erreurs faites par des infirmières (Qui ont faillie “ le perdre” comme elles disent! Éprouver de la colère et passer de nombreux coups de fils de là à frôler le harcèlement- fortement fondé-, check!) Je lui ai parlé de mon premier rendez-vous avec la psy’. Comment j'aillais, ce que je faisais. Elle m'a parlé de comment, elle, elle allait. Sa santé en danger en ce moment, les traitements qu'elle va subir, comme elle vit cela.
Elle me dit qu'elle “trippe” sur la crème glacée. Et après, elle me dit qu'après ses traitements ( pendant lesquels aucun produit laitier ne lui est permis), elle voudrait qu'on se voit. J'pense bien qu'on va manger un cornet ou quelque chose du genre! Sauvage que je suis (devenue), je peux bien sortir de ma bulle pour elle. Parce qu'elle ne mets pas de pression et parce qu'elle comprend où j'en suis. Parce qu'on essaie mutuellement de comprendre où l'autre en est, sans jugement. ( Faut dire qu'une amitié entre deux étudiantes/ professionnelles de la relation d'aide, les sujets de conversations communs sont faciles à deviner.)
J'ai adoré lui parler. Reste que j'ai passé le reste de la soirée à me demander pourquoi la vie est si difficile envers certaines personnes et pourquoi celles qui ont une base de vie si riche, si fertiles pour leur développement qui se veut positif, cherchent (et trouvent facilement)des problèmes qui pour eux sont tragiques et qui pour d'autres seraient des problèmes presque luxueux.
Il me suffit de penser à moi, qui est tellement chanceuse d'avoir mes parents qui veulent bien que je continue de vivre à la maison et qui tentent que je sois bien. Surtout dans un moment de ma vie comme ces temps-ci. Ils y a des gens de mon âge qui, sans en avoir fait le choix d'aucune manière, se font montrer la porte à un certain âge ou qui sont" tolérés avec une demande de pension hebdomadaire ou mensuel.“ Alors, même si nous avons, mes parents et moi, des caractères assez expressifs et que la maladresse de parole et de geste peuvent créer des frictions, je suis quand même chanceuse qu'on "s'exprime ensemble”. Il existe des gens qui n'ont plus de contact avec leurs parents ( décès ou choix de couper les liens.)
Comme dirait l'autre: Quand on se compare, on se console. ( et on dit merci à la Vie.)
(Source : rachelsgarden, via everyfootstepanadventure)